Dans la nouvelle «La grande vie» de Le Clézio il s'agit de l'histoire de deux jeunes filles, Pouce et Poussy qui veulent suivre leur désir de faire un voyage en Italie parce qu'elles veulent échapper à leur vie quotidienne où elles sont prisonnières. Alors un jour, elles partent en train pour Monte Carlo où elles vivent dans un hôtel de luxe - sans payer évidemment, car elles sont très pauvres. Elles se débrouillent en profitant de leur ressemblance, mais les filles, après quelques jours, sont énervées d'avoir à se cacher tout le temps. A un moment, elles décident de partir et font de l'autostop jusqu'en Italie, parce qu'elles n'ont plus d'argent pour les billets de train. L'automobiliste qui les conduit à Menton, a des intentions malhonnêtes, mais Pouce et Poussy savent l'intimider. Dans un magasin, elles volent de nouveaux vêtements. Le deuxième conducteur qui les prend est très gentil et leur achète même des glaces. Elles restent à Alassio et essaient en vain de prendre une chambre dans un hôtel: il faudrait payer d'avance. Cette fois-ci, elles doivent dormir à la plage; il paraît que les filles n'ont plus de chance. A cause du froid, Pouce tombe malade et par conséquent les deux sont obligées d'interrompre leur voyage vers cette liberté rêvée et fausse. Pour le retour, elles se font prendre par un camion. Le monde comme il va: à la frontière, les deux sont contrôlées par la police française et arrêtées: leur aventure est finie.
Le Clézio
Pouce et Poussy
Les protagonistes sont deux filles de dix-neuf ans, Christèle et Christelle, mais tout le monde les appelle Pouce et Poussy, parce qu'elles se ressemblent comme des soeurs jumelles. Elles ont l'air un peu drôle: elles ne sont pas très grandes et elles ont des visages enfantins. Leurs cheveaux sont bruns et leurs yeux noirs brillent toujours. Leurs silhouettes sont minces avec de petits bras, des jambes longues et des épaules carrées. Elles ne sont pas très belles, mais elles ont du charme; c'est pourquoi tout le monde les aime. Il ne s'était pas passé un jour qu'elles ne soient ensemble.
Elles rient toujours et partout on peut les y reconnaître. Bien qu'elles soient pauvres et doivent travailler toute la journée dans un atelier de confection, elles sont heureuses et savourent leur vie. Les fillettes vivent chez une mère adoptive qui s'appelle Janine.
Leur vie est très dure et elles ne gagnent presque rien. C'est pourquoi elles rêvent d'une vie de luxe, c'est pourquoi elles voudraient faire le tour du monde. Leur plus grand désir est de visiter les pays lointains comme l'Inde, les îules Fidji et la Californie. Le voyage en Italie n'est que le début, pensent-elles.
Sur leur chemin, elles font des actions criminelles, des escroqueries, des vols. Pour se débrouiller, elles doivent se cacher dans le train, car elles ont achewté un seul billet, elles ne paient pas leur chambre d'hôtel et elles volent des vêtements et des vivres. Elles font toutes ces choses parce qu'elles n'ont rien à perdre. Elles n'ont pas de perspectives dans leur vie à cause de leur situation sociale.
Dans des situations difficiles elles arrivent très bien à se défendre, et elles n'ont pas peur d'être confrontées avec des problèmes dangereux. Mais le malaise - maux de tête, la toux, la fièvre - leur rappelle la réalité. Elles eassaient de se battre contre le monde réel, mais elles ne peuvent jamais gagner.
L'espace de la nouvelle
Au début de l'histoire, Pouce et Poussy vivent chez leur «maman» Janine dans un petit deux-pièces. Elles travaillent dans un atelier de confection qui, avec ses fenêtres grillagées et le bruit assourdissant des machines, est comme un bagne pour elles.
Ayant à peine l'argent nécessaire, elles partent quand même pour le grand voyage et arrivent à Monte-Carlo, un des lieux de leurs rêves. Ce n'est pas la liberté totale, parce qu'elles sont pauvres et doivent voler et tromper pour rester à l'hôtel. Après avoir été quelques jours à Menton, elles vont à Alassio. Mais ici, elles n'ont pas d'hébergement. C'est pourquoi les deux filles vont à la plage pour passer la nuit là-bas. Cette plage est un signe de l'idéal - mais qu'est-ce qu'on peut faire sans argent? Elles décident de repartir pour la France. A la frontière, elles sont arrêtées par la police et elles iront en prison.
Cette histoire commence et finit dans le bagne: il n'y a pas de liberté totale comme celle qu'on peut voir à la télé.
Cours 11.2
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