«Doukipudonktant?».................................................................................................... . . ..............................![]()
..LU ET VU: ZAZIE DANS LE MÉTRO
Zazie, une fille de douze ans, doit rester à Paris, chez son «tonton» Gabriel pour quelques jours, pour que sa mère, Jeanne Lalochère puisse passer un week-end avec son amant.
En arrivant à Paris, la petite chipie a envie de prendre le métro. Mais malheureusement, il y a une grève des poinçonneurs et le métro est fermé. Donc, Gabriel demande à Charles, son ami et chauffeur de taxi, de montrer la ville à sa nièce. Celui-ci fait à peine attention à Zazie à cause de son langage très familier et ses nombreuses questions indiscrètes.Pétulante et vulgaire, la jeune fille donne des soucis à son oncle - qui est travesti et travaille comme danseuse de charme. Un matin, pendant que ses «parents» dorment, Zazie fait une fugue et explore Paris de façon indépendante. Parfois elle se promène seule dans la capitale, parfois elle est accompagnée de types suspects. Après beaucoup de tentatives de retrouver Zazie, Gabriel désespère.
Lorsque la petite fille commence à pleurer dans la rue à cause du métro fermé, un passant la console et lui achète un blue jeans au marché.
Zazie raconte à cet homme que sa mère aurait tué son père à la hache. Bientôt, ce monsieur ennuie Zazie, elle tente de s'échapper. Hélas, elle n'y arrive pas et est ramenée chez son oncle.
A la fin, Jeanne Lalochère quitte son jules qui dort et va chercher sa fille à la gare. Là-bas, elle la voit avec un homme prénommé Marcel. Ce dernier raconte à Jeanne que, la veille, lui et Zazie ont fait la fête. Puis, la femme apprend que sa fille n'est pas allée en métro. Qu'est-ce qu'elle a fait alors?
.«J'ai vieilli.»LE LIVRE DE RAYMOND QUENEAU
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Après avoir lu quelques passages du roman «Zazie dans le métro», on se pose naturellement pas mal de questions. La plus importante est pour le moment la suivante: Quelle est l'intention de l'auteur?
C'est bien facile, on doit seulement réfléchir un peu et on va constater que Raymond Queneau nous présente des images différentes de Paris.
Il y a l'image de la petite Zazie pour laquelle la ville est un grand terrain d'aventures où on peut s'amuser beaucoup. Elle veut (on ne peut plus dire: elle voudrait) voir le métro, et cette partie de Paris semble être l'image centrale de la ville.
Mais il n'existe pas seulement l'image de Zazie, mais aussi celle des touristes, qui voient d'abord les monuments et puis la vie nocturne («Paris by night»). C'est une image-cliché. Finalement, il y a l'image des employés ou des habitants pour lesquels Paris est une ville-labyrinthe chaotique. Par exemple pour Gabriel, l'oncle de Zazie, et son ami Charles, un chauffeur de taxi (!) qui ne savent ni où ils se trouvent à un moment donné ni où ils habitent.
Raymond Queneau voudrait nous monter qu'on ne peut pas décrire une ville comme Paris avec quelques mots ou une phrase parce que Paris a beaucoup de côtés. Chacun de nous a une autre image de la ville. Une possibilité d'exprimer cela, c'est d'utiliser les différents niveaux de style, parce qu'il y a aussi différents types dans ce Paris romanesque qui voient la ville chacun d'une autre façon.
Et maintenant, c'est à nous de collecter des informations pour créer une nouvelle image de Paris, la nôtre.
LE FILM DE LOUIS MALLE
Louis Malle, le réalisateur de «Zazie dans le métro» nous montre tout son génie. Dans ce film, il nous présente notre propre image de Paris et utilise les moyens qui sont «typiques» pour un film et que nous connaissons bien.
Au début du film, quand Zazie arrive à la gare, les gens sur le quai sont apparemment des poupées de cire et Gabriel parle à lui-même: c'est peut-être un symbole de l'anonymat dans une grande ville. Et puis, il y a la scène où la mère de Zazie court en direction de bras ouverts - qui ne sont pas ceux de Gabriel. Déjà ici, on peut remarquer que Louis Malle veut exprimer que beaucoup d'images de notre tête ne sont pas la réalité et que nous ne pouvons pas compter sur nos expériences.
Ensuite, un taxi est montré et trop de gens qui veulent le prendre - cette situation est-elle possible à cause de la grève du métro? Dans le film, il y a plusieurs scènes qui sont exagérées; par exemple celle des voitures où tout Paris n'est qu'un seul bouchon. Les éléments qui sont utilisés sont des préjugés qui existent sur Paris, la métropole. Bien sûr, le métro lui-même joue un grand rôle, parce que Zazie ne veut qu'une chose: le voir, le prendre. Les deux fugues sont irréelles: Zazie jette le blue-jeans et le rattrape; elle se cache dans une pubelle, et après il y a seulement un chat.
J'ai encore une autre supposition: que Louis Malle fait un film dans le film. Par exemple, dans la scène avec l'homme étranger qui console Zazie: à l'arrière-plan on peut voir une attaque et une scène après il y a trois soldats qui marchent devant Gabriel.
Je pense que Louis Malle construit un monde imaginaire. Il y a des choses impossibles comme se changer complètement d'une seconde à l'autre, on peut voler avec un ballon d'enfant, ou bien tout simplement des choses qui se passent par hasard. Malle re-traduit les jeux de mots des Queneau avec des images, nos images de Paris. Mais il utilise non seulement nos images, mais aussi des procédés cinématographiques tels que les ralentis ou les accélérés. Il se sert de tous les plans de caméra.
A la fin, il détruit son monde imaginaire «dans un accès de colère» comme un enfant son château fort de sable. A mon avis, Malle montre comment une image pourra être détruite et qu'un photo n'est pas la vérité, mais seulement le reflet d'une impression subjective. On doit dire que le réalisateur a fait un grand travail de collection: des images de Paris et des images venues du cinéma, et il a composé un film des deux.
Valeriya Antonova, Johanna Taube, Thomas Fischer
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