Au revoir, Renatus. Un grand merci.
Très souvent, il a l'air occupé. Il est occupé, préoccupé par mille choses qui peuvent entraver la «bonne marche de l'établissement» - ces collègues qui l'appellent à sept heures du matin pour lui dire qu'ils sont malades, cette salle d'ordinateurs où il y a des appareils qui ne fonctionnent pas, ce logiciel qui refuse ses services, cette classe qui ne comprend pas les problèmes élémentaires des mathématiques. Et naturellement, il est importuné par ce professeur de français qui veut absolument qu'un nouvel article soit mis dans TRICOLORE tout de suite. Et que tous les liens fonctionnent. Quand ça ne fonctionne pas, il le lui fait remarquer. Le monde est injuste, ingrat, va.
En 1997 (ou déjà en 1996? je ne sais plus), le lycée Maria-Sibylla-Merian est relié au monde par la voie de l'internet. On se pose la question: que faire des nouvelles possibilités? Évidemment, on créera une page d'accueil. On? C'est lui qui s'en occupe. Il le fait bien, en bon mathématicien, informaticien averti et philosophe consciencieux. Tant pis pour lui; tout homme qui travaille bien est puni par des tâches supplémentaires. C'est alors que l'idée d'un journal franco-allemand était née. On le mettrait sur le site du lycée, des textes d'élèves, des photos. Évidemment, ce professeur de français n'avait pas la moindre idée des difficultés, ne savait pas comment créer une pagne HTML, ce qui a changé un peu, depuis. Mais au début, il fallait tout faire, et il le fit, Renatus Lütticken. Car avant tous les autres, il avait compris l'impact d'un tel projet, qui au début n'était que la tentative maladroite de motiver une classe extrêmement faible.Heureusement, grâce à deux enseignantes françaises, Hélène Gozard de Vic-en-Bigorre, et Lise Dugast de Paimboeuf, TRICOLORE démarre bien. Les premiers textes sont échangés, on apprend à se connaître un peu. Et Renatus commence à sourire. Il lit tous les textes, les commente, reconnaît les bons des moins bons. Non, il n'est pas le technicien borné, c'est un vrai partenaire. L'histoire de TRICOLORE est l'histoire d'un partenariat au-delà des matières scolaires. On sourit donc tous les deux quand on se rencontre.
Grand événement: notre visite commune à l'Institut Goethe de Paris où nous rencontrons aussi Hélène. Renatus à l'ordinateur - qui marche, quelle surprise - son collègue en train de parler aux professeurs d'allemand. C'est une belle présentation du projet et en même temps l'occasion de respirer l'air de la capitale pour quelques instants. Une tâche commune crée des liens.
Maintenant, Renatus change de poste, est muté dans un lycée pas loin d'ici. C'est dur pour nous, parce que TRICOLORE perd un travailleur infatigable, un conseiller intelligent et un grand ami. Il ne sera pas fâché qu'on ait changé un peu l'aspect extérieur du journal, il était toujours un ami du faire le mieux possible. Et nous a appris comment.
Renatus, merci. Nous avons fait un bon bout de chemin ensemble.
Armin Volkmar Wernsing.
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... et le bonjour d'Hélène
Grossen Dank an unseren besten Informatiker Renatus (Re wie der ägyptische Sonnengott) für all die Zeit, die er in TRICOLORE unserem deutsch-französischen Briefwechsel gewidmet hat. Dieser Austausch zwischen Deutsch lernenden Schülern des Lycée PMF in Vic-Bigorre und den Französischlernern vom MSM-Gymnasium in Krefeld hat immerhin drei Jahre gedauert. Wir haben uns auch einmal im Pariser Goethe-Institut gesehen, dank Herrn Wernsing, der damals TRICOLORE den französischen Kollegen vorgestellt hat. Ich wünsch Renatus viel Erfolg in seinem Lehrerberuf und viel Spaß in den Ferien auf allen möglichen Wanderwegen!
Hélène Gozard.
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