nous écrivons - wir schreiben
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Identités
Nos exposés pour la «Didacta» de Cologne
 

 
Les différents rôles dans la vie

Ces derniers mois, en classe, nous avons parlé sur l'identité et nous avons essayé de trouver une définition pour ce mot. Alors, nous avons fait l'expérience qu'on peut définir l'identité avec des phrases totalement différentes. Il y a beaucoup d'aspects de l'identité, alors c'est à peine possible de donner une définition distincte. Parlons donc sur quelques aspects de l'identité. 

Je vais parler sur les différents rôles qu'on a ou qu'on joue dans la vie. Cela commence déjà dans la vie quotidienne, banale. On joue des rôles différents à l'école, dans la famille, et quand on est avec des amis. Mais ce rôle dépend aussi comment l'entourage nous voit. Dès la première rencontre, les autres se font une image de chacun et il est difficile de changer cette impression. Il est possible qu'on soit timide quand on ne connaît pas beaucoup d'autres personnes, comme le premier jour dans une nouvelle école; mais si on se sent bien dans la compagnie de quelqu'un, de ses amis, on change totalement de comportement. Et en classe, on doit, d'une manière quelconque, aussi jouer le rôle d'élève. Alors on doit accomplir les attentes des camarades et des professeurs. Si on fait en plus du sport ou de la musique très intensivement, il y a aussi des attentes de l'entraîneur. Et c'est difficile de relier ces rôles pour avoir une vie avec ses propres décisions et avec du temps pour soi-même, sans décevoir les attentes du professeur, de l'entraîneur, de la famille ou des amis. 

Mais il y a aussi des rôles qui changent au cours de la vie. Voilà la fille qui devient mère ou bien le fils qui devient père. Je vais prendre l'exemple de la fille parce que ça me paraît plus proche, naturellement. Alors, en étant fille on est élevé par ses parents - en particulier par sa mère. Puis, quand on a des enfants soi-même, on se souvient des méthodes d'éducation de ses parents, et souvent on prend possession des méthodes connues. Et dans la plupart des cas, la jeune mère est mère et fille en même temps. Cela signifie que cette jeune mère élève son enfant et qu'elle reçoit souvent des conseils par sa propre mère, par exemple sur la relation avec son mari ou sur l'éducation des enfants. Mais, cette jeune femme doit trouver son propre style de mener sa vie et d'élever ses enfants, et les conseils de la mère peuvent souvent être très utiles parce que cette femme est plus vieille et a plus d'expérience. 

Ce qui influence aussi le rôle dans la société, c'est l'âge des personnes. Les jeunes enfants sont dépendants de leur entourage (en particulier de leurs parents). Mais il y a - le plus souvent ou toujours - des personnes qui se soucient des enfants. En devenant plus âgés, les enfants reçoivent plus de libertés, mais aussi plus de devoirs. Ce développement continue jusqu'au moment où les personnes perdent peu à peu leurs facultés intellectuelles ou corporelles. Alors, après une période plus ou moins longue, pendant laquelle les gens sont plus indépendants, ils retombent dans la dépendance d'autres personnes. Ils ont, par exemple, besoin de quelqu'un qui leur fasse le ménage ou même qui s'occupe de l'hygiène de corps. Et la déchéance physique et mentale est particulièremt grave quand la personne a toujours sa capacité spirituelle, parce que cette personne remarque qu'elle devient continuellement plus débile sans pouvoir changer cette situation. Je peux m'imaginer que cette situation rend désespéré. 

Alors, même dans ces trois exemples on voit que l'identité est influencée par beaucoup d'aspects et que c'est très difficile de trouver une définition simple et claire. 

Laura Ufermann

 
Une identité en décomposition

La biographie de Guy de Maupassant en quelques lignes: 

Guy de Maupassant, un des plus célèbres écrivains français, est né le 5 août 1850 au Château Miromesnil en Normandie. Il est le fils du noble lorrain Gustave de Maupassant et sa mère, une femme très cultivée, est une amie de l'auteur Gustave Flaubert. 

Quant à son enfance, Maupassant aimait bien jouer à la campagne et le paysage normand avec des enfants de pêcheurs et de paysans, de sorte qu'il était très triste de quitter sa maison pour aller à l'école ecclésiastique à Paris. Mais à cause d'un poème scandaleux on l'a renvoyé de cette école et il est allé au collège de Rouen. Pendant sa scolarité il a commencé de faire des premières expériences à l'écritures et il les a montrées à Flaubert qui n'était pas vraiment passionné par ses premiers vers. Puis il a fait des études de droit mais il les a interrompues.

Les années suivantes n'étaient pas très facile pour lui à cause de la guerre entre la France et la Prusse de 1870 à 1871. Après la guerre, il travaillait au ministère de la marine et dans son temps libre il continuait à écrire ses textes. En outre, ses conquêtes féminines se multipliaient si bien qu'il a eu la syphilis, une maladie vénérienne qui se répandait et il refusait de se soigner. C'était la raison pour laquelle il a souffert de cette maladie dès 1877 et il commencait de se livre à la débauche pour se distraire.

Quant à ses écritures, elles plaisaient à Flaubert et il lui apprenait son savoir littéraire. Flaubert a persuadé Maupassant à réduire ses affaires amoureuses et il l’a introduit dans des cercles littéraires. Dès 1880 Maupassant avait beaucoup de succès avec ses œuvres et puis, il avait la possibilité de travailler comme un écrivain libre. Ses œuvres les plus célèbres sont „La maison Tellier „(1881), „Mademoiselle Fiffi“ (1883), „Une vie“ (1883) et „Bel Ami“ (1885). Sa maladie l'a inspiré à écrire des histoires à faire dresser le cheveux, comme „Le Horla“ (1887). Malheureusement, ses symptômes s'aggravaient de plus en plus mais il ne cessait pas d'écrire ou de faire de voyages. Son état physique est tel en 1891 qu'il avouait à son médecin: „Il y a des jours où j'ai rudement envie de me foutre une balle dans ma tête. Je ne peux pas lire, toute lettre que j'écris me donne un mal ... Dieu que j'en ai assez de la vie.“ La morphine ne parvenait plus à calmer ses douleurs et il est de plus en plus souvent en proie à des délires et à des hallucinations de sorte que l'idée du suicide ne le quittait plus. En 1892 sa tentative de suicide échouait et il se trouvait dans une clinique à Paris où il souffrait d'aliénation mentale pendant 18 mois jusqu'à sa mort le 6 juillet 1893.

Des citations utilisées:

Cette femme qui se donne, se livre, qui vous appartient tout entière. Voilà la femme comme je voudrais en posséder une.

[ A la feuille de rose ]

Décidément, il n'y a que les femmes pour savoir aimer!

[ Contes de la bécasse ]

La conquête des femmes est la seule aventure exaltante dans la vie d'un homme.

Le suicide, mais c'est la force de ceux qui n'en ont plus, c'est l'espoir de ceux qui ne croient plus, c'est le sublime courage des vaincus.

On finirait par devenir vraiment fou, ou par mourir, si on ne pouvait pas pleurer.

[ Fort comme la mort ] 

„Il y a des jours où j'ai rudement envie de me foutre une balle dans ma tête. Je ne peux pas lire, toute lettre que j'écris me donne un mal ... Dieu que j'en ai assez de la vie.“

Jana Zimmermann
La liberté du choix

Imaginez vous la situation suivante :

Vous êtes dans un petit village en Pologne, sans doute tout le monde est très catholique, et il est dimanche matin. Qu’est-ce que ça veut dire pour vous ? Aller à l’église naturellement. Et si vous n’allez pas parce que vous n’avez pas envie d’y allez, vous êtes fatigué, vous préférez faire autre chose, puis tout le monde parlera de vous et vous diffamera parce que « vous ne croyez pas en Dieu ». 

Cette attitude vous semble être démodée comme au Moyen Age? C’est mon impression aussi, mais dans les petits villages où les gens croient en Dieu fermement vous pouvez sans doute faire cette expérience.

Certainement vous voudriez savoir pourquoi j’ai vous donné cet exemple. La réponse est simple mais non sans signification pour moi-même :

Comment est-ce que la religion influence mon individualité ?

Alors, je suis Polonaise et je suis venue en Allemagne avec mes parents quand j’avais quatre ans. Bien que dans ma carte d’identité j’aie premièrement la nationalité allemande et deuxièmement la nationalité polonaise, je peux m’identifier mieux avec les Polonais. Il y a plusieurs raisons pour cela.

D’abord je suis née dans ce pays et c’est mon pays d’origine. En outre mes parents sont Polonais tous les deux et bien sûr mon éducation m’avait formée beaucoup. Cette éducation était naturellement religieuse aussi et c’est pourquoi je ne pouvais jamais m’identifier avec les Allemands qui m’entourent. Ils n’avaient pas cette croyance en Dieu et ils ne comprenaient pas et ne comprennent non plus aujourd’hui pourquoi je prie Dieu ou pourquoi je vais à l’église qui, á leur avis, n’est qu’ennuyante et fatigante.

Mais je ne veux pas faire des reproches. Au contraire je suis heureuse que les gens aient été et soient toujours tolérants et m’acceptent comme je suis avec ma foi quoiqu’ils ne la comprennent pas peut-être.

L’influence de ces deux pays n’avait qu’un effet positif pour mon développement. D’une part j’ai la possibilité de vivre avec ma foi et d’autre part j’ai compris qu’il ne faut pas croire à quelque chose sans réfléchir si on est vraiment d’accord et convaincu de tout ce qui est en rapport avec cela. Pour moi-même cela veut dire que je crois en Dieu mais je ne suis pas contente de tout ce que l’église dit et fait.

A mon avis l’église en Pologne a trop de pouvoir et la croyance en Dieu est trop sévère. Les enfants s’adaptent à la foi de leurs parents et quand ils deviennent jeunes ils n’ont pas vraiment la possibilité de choisir s’ils veulent être religieux ou non. Ils n’avaient jamais compris de réfléchir sur la religion, ils n’ont fait que l’accepter.

J’avais cette liberté et je pouvais trouver une solution pour la vie avec la croyance en Dieu dont je suis très contente. 

Johanna Taube
 
L’identité québécoise
Être Québécois c’est assez difficile...

Les conditions sous lesquelles il vit ne sont pas les meilleures parce qu’il fait partie du dernier peuple francophone en Amérique du Nord. Celui-ci se concentre sur un territoire, le Québec, qui ne représente que 7% de toute la superficie du continent. Le grand reste est peuplé de gens anglophones par rapport auxquels les Québécois ne sont qu’une petite minorité. Mais cette concentration territoriale a pour conséquence un très fort esprit de corps (solidarité) dontrésulte aussi le désir commun de s’opposer à la prédominance anglophone. Les ressentiments contre les Anglo-Canadiens et Américains sont un élément essentiel de la mentalité québécoise et qui ont leurs racines dans l’histoire à auxquelles la phrase « Je me souviens » sur les plaques de voitures fait une allusion à l’histoire et qui justifie cette haine.

Les deux sont marquées des essais des Anglais d’assimiler les Français au Canada après que l’ancienne colonie française a été soumise à l’Empire Britannique. Les Québécois se défendaient contre la pression de s’adapter à la langue anglaise pendant plus de 200 ans en ils n’arrêtant jamais de lutter avec acharnement et solidairement pour le maintien de leur langue et de leur culture. 

Mais ce dualisme a eu des graves conséquences parce que les Québécois n’étaient jamais égaux aux Canadiens anglophones qui dirigeaient la politique et aux Américains qui influençaient l’économie. Il y avait même des grandes différences socio-économiques car la grande majorité francophone était mal éduquée concernant la langue anglaise et exploitée par l’industrie anglophone par des salaires très bas. Beaucoup de chômeurs et la pauvreté étaient les problèmes suivants qui n’ont même pas encore été résolus aujourd’hui et qui ont pour conséquence un taux de suicide très élevé.

Au niveau de l’état d’âme des Québécois on s’aperçoit qu’ils se sentent oppressés, inférieurs et méprisés. Ils rêvent de pouvoir se débarrasser de la prédominance anglaise en se séparant de la Fédération Canadienne. Entre autres, ces sentiments sont la raison pour laquelle ils sont très fiers de leur individualité qui est soulignée par la langue française qu’ils essaient de protéger. Leur attitude très nationaliste est exprimée pendant des manifestations et leur fête nationale. Malheureusement, il y a aussi des extrémistes qui brûlent des drapeaux Canadiens de temps en temps ce qui cause du mépris chez les anglophones. 

En somme, on doit dire que les deux peuples ont déjà trop de préjugés pour s’approcher et qu’une réunion du Canada entier est invraisemblable.

Finalement les conditions sur lesquelles l’identité québécois est basée peuvent être bien soulignées par un extrait d’un roman de Louis Hémon :

„Nous sommes venus ici il y a trois cent ans, et nous sommes restés... 

Nous avons apporté d’outre-mer nos prières et nos chansons: 

elles sont toujours les mêmes...

Nous avions apporté dans nos poitrines le cœur des hommes de notre pays...

Nous avons marqué un pan du continent nouveau...

Autour de nous des étrangers sont venus, qu’il nous plaît d’appeler des barbares; ils ont pris presque tout le pouvoir; ils ont acquis presque tout l’argent; mais au pays de Québec rien n’a changé. Rien ne changera, parce que nous sommes un témoignage. De nous-mêmes et de nos destinées, nous n’avons compris clairement que ce devoir-là: persister ... nous maintenir.

C’est pourquoi il faut rester dans la province où nos pères sont restés, et vivre comme ils ont vécu...“

Tanja Berens
L’identité précaire chez Alphonse Allais

L’écrivain Alphonse Allais est né le 20 octobre 1854 à Honfleur (Calvados) et mort le 28 octobre 1905 à Paris d’une embolie. Il était un homme extraordinaire : il n’a pas seulement écrit des livres, mais il était aussi un inventeur très créatif : ainsi il a inventé des chaussures ventilés ou un manière comment on pourrait utiliser la mouvement des bras des soldats quand ils marchent. 

Bien qu’il soit un écrivain humoriste, on doit prendre ses œuvres au sérieux : un sujet très important et sérieux qu’il traite dans ses contes, de manière humoristique, est celui de l’identité. Il y a beaucoup d’histoires dans lesquelles il a fait cela. Un exemple en est le récit « Dans la peau d’un autre ».

Dans le texte il s’agit de l’Américain Harry Covayre qui raconte à ses copains ivrognes la plus effroyable période de sa vie. 

Harry Covayre a passé la nuit chez un camarade avec quelques amis à Paris et ils ont causé de choses surnaturelles et bu beaucoup d’alcool. Quand il sort le matin, il entre par hasard dans une morgue. Là, il voit le cadavre de sa petite amie. Très choqué, Covayre explique au monsieur du greffe qu’il connaît l’identité de la jeune fille, mais on sait déjà de qui il s’agit. 

Le monsieur du greffe ajoute qu’elle s’est noyée avec son amant. Devenu curieux, Harry veut voir son <rival>, mais après l’avoir regardé, la surprise pour l’Américain est parfaite : le cadavre est le sien. 

Il remarque qu’il lui ressemble, mais le greffier nie. En effet ! Quand Covayre regarde dans le miroir il voit que l’image reflétée n’a aucune ressemblance avec lui. Même les papiers dans son complet ne sont pas les siens, mais ceux d’un Espagnol. Ainsi, son corps est mort et son âme vit dans cet homme inconnu. Harry ne sait pas ce qu’il doit faire maintenant : il ne sait pas parler espagnol, il ne sait pas exactement où cet Espagnol vit, il ne connaît pas sa famille. Quand il va aux endroits qu’il fréquente personne ne le reconnaît. Ensuite, il va au café de la Paix où il est salué ; par conséquent on connaît cet Espagnol ici. Deux messieurs lui donnent de l’argent qu’ils doivent probablement à l’Espagnol. Ainsi, Covayre rejette ses idées de suicide et fait des orgies avec l’argent.

Le lendemain matin, quand Harry est dessoûlé il est lui-même de nouveau.

Cette histoire montre très bien, que l’identité d’un homme peut changer dans certains situations pendant sa vie. Un facteur qui y joue un grand rôle est l’alcool. Pendant l’influence d’alcool on change sa ligne de conduite et sa personnalité, ce qui veut dire son identité et on ne sait plus qui on est.

Rafaela Martin

Alceste et l’identité surannée 

Dans sa pièce, Molière nous montre une partie de la société contemporaine : les nobles attachés à la cour. Il s’agit d’une classe qui a perdu une grande partie du pouvoir, qui est occupée à des cérémonies et qui doit se faire valoir auprès du roi. D’où la concurrence qui caractérise les rapports et  influence le comportement. 

Tout un système de règles vient de là. Il faut être conformiste, s’adapter à l’idéal de  « l’honnête homme » : être spirituel ( mais pas spécialiste), faire parler les autres et jouer le jeu. On doit donc s’autodiscipliner. Dans tout cela, il y a un grand mensonge qui résulte du conflit entre le rôle social et l’individualité. Un sentiment très répandu est la mélancolie, Alceste a bien remarqué cet état de choses. Lui qui dit qu’il n’a pas « une âme compatible avec l’air de la cour » ( v. 1084), veut se distinguer, il veut être sincère, dire ce qu’il sent, même s’il insulte quelqu’un, s’il se fait des ennemis. Bref, il veut être lui-même. On pourrait se demander, si cette attitude préconisant l’individualisme est moderne. Rousseau l’a cru. 

En réalité, Alceste serait plutôt le type d’un frondeur désenchanté et désabusé, comme par exemple La Rochefoucauld parce qu’ il ne rencontre que des ressentiments. Ce qui rend sa vie difficile, c’est son tempérament bilieux. Comme il est incapable de faire des compromis, il est peu aimable et peu sociable. Alceste hait les gens autour de lui à cause de leur hypocrisie, de leur flatterie et de leur médisance. 

Pour cela, il n’y a que peu de gens qui le soutiennent ( par exemple Philinte). Des femmes sont aussi de son côté parce que son charme viril les ravit. Mais le misanthrope est en guerre contre le reste du monde ou, en d’autres termes, contre la cour absolutiste. 

En ce qui concerne Celimène, la femme qu’Alceste aime, par sa coquetterie et son pouvoir de séduction, elle lui donne l’espoir d’être aimé et, elle l’estime en tant que soupirant. Alceste aime Celimène, bien que la conception de la vie de cette femme se distingue complètement de la sienne. Tandis que le misanthrope rejette les règles de la société mondaine, Celimène, au contraire, en est une incarnation typique qui se consacre à la médisance et joue le jeu social avec élégance. Même quand Alceste apprend que Celimène écrivait des lettres à ses autres soupirants pour briller, il est prêt à lui pardonner à condition qu’ils se retirent tous les deux de la vie mondaine. 

Alceste n’a aucune chance de réussir dans la société absolutiste, dans laquelle l’individualité est un rôle et le conformisme une grande vertu. Il veut vivre parmi les autres humains, mais, en même temps, il veut rester lui-même et il ne peut pas sacrifier sa franchise au « monde des loups » (v. 1523). Pour cette raison Alceste se décide à quitter le centre de la société absolutiste, Paris (v.1486), afin d’aller dans son désert, un château en province.

Valeriya Antonova

 
 

Identité multiculturelle

Nous sommes deux filles de 19 et 18 ans, qui ont grandi avec les cultures allemande et turque. 

Nous pensons que ce fait a beaucoup d’avantages pour notre identité :

Notre éducation était totalement libre, puis nous pouvaient choisir dans les richesses de deux cultures énormément différentes. C’est pourquoi nous ne sommes pas forcées de nous engager dans une nationalité spéciale et ses règles.

Nous avons appris des choses qui appartiennent à la culture turque ou bien à la culture allemande.


 
 

En Allemagne
En Turquie
On est plus libre (en tant que fille de notre âge).
On est plus indépendante.
Il y a une solidarité plus forte dans la famille.
Les gens âgés sont plus respectés.

A notre avis c’est un grand avantage de grandir dans une famille germano-turque. Or, nous avons la possibilité de former notre identité et de trouver notre individualité en tant que filles biculturelles. Nous prenons les choses préférées qui semblent être importantes pour nous-mêmes.

Maintenant nous sommes en état de vivre dans deux sociétés, dans l’une ou l’autre, et cela sans problème parce que nous portons en nous la culture turque et la culture allemande. C’est une richesse pour notre conscience et aussi pour notre vie à venir. Jusqu`aujourd’hui nous n’avions pas de problèmes avec cela. Puis nous sommes acceptées dans les deux sociétés :

Dans notre entourage, nous avons seulement reçu des résonances positives- la plupart des gens pensent que c’estun grande avantage parce que nous connaissons des visions différentes des choses et nous sommes peut-être aussi en état comprendre mieux les opinions et les pensées des autres.

Or, nous avons beaucoup d`amis allemands et turcs. 

Mais la double culture peut avoir aussides conséquences négatives : Car il est très difficile de trouver notre identité personnelle. Souvent nous sommes déchirées entre les deux façons de vivre.

Alors nous avons un certain sentiment d’être dans un conflit avec notre personnalité multiculturelle. Dans ce cas-là nous pensons, que nous devons choisir un camp.

En plus nous sommes quand même un peu étrangères dans chaque pays : Les gens remarquent tout à coup que noussommes exotiques-en réalité nous sommes natives de nulle part.

Nous sommes imaginé comment nous serions si nous étions nées, si nous avions grandi et vécu en Turquie :

Alors notre vie serait différente- nous n’aurions pas la même liberté qu’ici en Allemagne, mais nous serions acceptées tout de même. Ce serait une vie plus sévère et ordonnée parce que il y a d’autres valeurs : La famille et le mariage jouent le plus grand rôle dans les pays orientaux.

Un exempleen serait que nous ne pourrions pas rester à la discothèque jusqu’au petit matin. Puis en Turquie il y a d’autres idées morales concernant une fille de notre âge. En Allemagne tout est plus facile, plus décontracté.

En résume on peut dire que nous sommes très heureuses avec notre situation. Or, nous avons pu nous arrangeravecles deux cultures parce que nous avons grandi avec des valeurs allemandes et turques.

Nous savions que nousne devions pas nous décider pour une des deux-nous n’avons pas une identité allemande ou turque, mais nous avons quelque chose de meilleur :

Nous avons un mélange individuel des deux- et c’est bien.

Miriam Sari, Asiye Bakirman
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Double nationalité- double identité ?

Je suis née en Ukraine en 1984. A Vinnitsa je suis allée au jardin d’enfants et à l’école primaire. J’y parlais russe et ukrainien.

Quand j’avais neuf ans,nous avons quitté l’Ukraine pour l’Allemagne. Ma famille et moi, nous sommes arrivés en Allemagne, mais nous ne connaissions pas un mot allemand. Nous avions beaucoup de difficultés de nous installer. Je suis entrée à l’école en 3ème .Je ne parlais pas allemand et vu cela je me sentais très mal à l’aise. Je pensais que j’étais différente des autres enfants. Commeà cet âge les enfants apprennent vite à comprendre les mots grâce aux gestes, j’ai vite appris à communiquer avec mes copines. Il faut dire qu’elles m’ont aidé à apprendre l’allemand avec plaisir. Mes copines le faisaient si bien que je parlais l’allemand assez bien, un an plus tard. Vu cela, j’ai commencé à me sentir bien à l’aise et j’ai compris que je ne diffère plus des autres. Malgré cela, je ne me sentais pas Allemande parce qu’à cette époque le mode de vie de ma famille était différent de celui des familles allemandes.

Quelques années ont passé. Mes parents ont adopté plusieurs mœurs et coutumes allemands, mais ils n’ont pas oublié les traditions du peuple ukrainien. Comme le mode de vie de ma famille est basé sur la culture allemande et ukrainienne, nous parlons deux langues : Je parle russe avec mes parents, ukrainien avec ma grand-mère et je parle allemand avec mon frère cadet qui est né en Allemagne.

Depuis quelque temps, j’aperçois que j’oublie plusieurs mots russes et surtout ukrainiens. Je pense que c’est à cause du fait que je parle presque tout le temps avec des Allemands.

Ce n’est pas facile de dire si je suis Allemande ou Ukrainienne.

Et voilà pourquoi :

Je suis citoyenne d’Allemagne, mais je suis née en Ukraine ; je parle allemand, mais ma langue maternelle est l’ ukrainien ; j’achète des produits allemands, mais j’en fais des plats ukrainiens. Quand à mon patriotisme, je suis toujours pour la victoire des sportifs ukrainiens et en même temps pour ceux des Allemands.

Malgré tout cela, je ne me sens ni Ukrainienne ni Allemande. A ce propos, j’ai ma propre opinion : la culture et la civilisation des pays d’Europe ont beaucoup de choses en commun. Voilà pourquoi je me sens européenne.

Je pense qu’un individu peut avoir plusieurs identités. Cela dépend de beaucoupde circonstances : tradition, habitudes, famille, régime, social, niveau d’existence et d’ enseignement .

Dans les pays développés et civilisés ( par exemple, les sociétés du type occidental d’Europe) il existe la liberté d’opinions et les libertés politiques. Chaque individu peut y avoir plusieurs identités. Dans ces pays il n’ y a pas de règles absolues : un individu peut avoir plusieurs identités à la fois : il peut être catholique et politiquement de gauche , il peut adhérer à n’importe quel mouvement social, apprendre un métier selon ses goûts, ses capacités et son savoir- faire. La religion , par exemple,y est devenue une affaire privée où on peut choisir librement. C’est le cas normal. 

Plusieurs facteurs exercent une influence sur l’identité d’un individu. Quant à moi, je crois que ma nationalité ne joue pas un grand rôle dans mes identités. 

Pendant les années de ma vie en Allemagne j’ai remarqué que la culture de ce pays et de ma Patrie m’ont enrichi.

En voilà un exemple :

A l’heure actuelle plusieurs pays d’Europe se sont entendus et ont formé l’Union Européenne.

Bien sûr, les pays-membres de cette union ont des mœurs et coutumes différents, mais ils se sont mis d’accord en ce qui concerne les questions essentielles de la morale. Par exemple : il est interdit de cloner un être humain, la peine de mort est abolie, etc.

Ce n’est pas n’importe quel pays qui peut devenir membre de l’Union Européenne. Peut y adhérer seul le pays qui accepte les valeurs communes fixées dans le préambule de la constitution future D’abord le pays doit adopter toutes les règles (normes) de cette union. Mais cela ne signifie pas que chaque pays doit changer sa propre identité.

Cet exemple nous aide à comprendre comment se forme une société. En effet, chaque société comprend des individus différents qui ont beaucoup d’identités. Mais pour former une société, un pays et une nationalité il faut que les hommes de ces pays se mettent d’accord sur les questions essentielles de la morale, de l’éthique et de la coexistence pacifique entre les peuples.

Bien sûr, avoir plusieurs identités c’est le cas normal et la chose la plus naturelle du monde. 

Les individus ne sont pas limités dans leurs activités :

Leur attitude envers la religion , le mode de vie, de la politique de leurs pays et des relations avec les membres de leur famille et de leurs amis sont différentes. L’âge , les conditions de vie ou l’atmosphère politique, exercent une influence sur l’identité d’un individu. Par exemple , on peut observer qu’avec l’âge les relations entre les parents et les enfants deviennent meilleures. Outre cela, dans des conditions difficiles la famille devient plus unie. Mais en même temps les points de vue différents dans la politique peuvent désunir les amis et même les familles. Les identités dépendent l’une de l’autre et de la morale de la société. 

La raison en est qu’il y a des sociétés où on ne permet pas à l’homme d’avoir plusieurs identités. Mais dans les pays où le régime et la religion sont stricts et des règles absolues, l’homme ne peut avoir que« la seule, vraie identité ». Dans ce cas , il y a des hommes qui pensent qu’ils n’ont qu’un devoir dans la vie, par exemple, les fondamentalistes qui causent beaucoup de malheurs à l’humanité. Il y a encore beaucoup de sociétés où règnent la tyrannie qui ne permet pas à l’homme d’avoir plusieurs identités. C’est une tragédie pour les habitants de ces pays.

J’ai beaucoup réfléchi au problème de l’identité. A présent je dirai ce que je pense à propos du mot « identité » pris dans son acception le plus large.

Il y a sur notre planète beaucoup de pays, beaucoup de peuples et de nations. Bien sûr, chacun d’eux a son territoire, sa langue , ses traditions , ses mœurs et coutumes et de la culture. 

Tout cela montre, une fois de plus , qu’ils sont différents.

Les hommes qui habitent sur notre terre ont des rapports fondés sur l’existence de qualités communes, c’est- à- dire, des traits identiques.

Nous sommes humains avant d’être Ukrainien ou Allemand.

Irina Flit


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