nous écrivons - wir schreiben
..

__________________________________________________________________________________________

  Poésie
 

«L'affection, existe-t-elle»

 

Assise devant un vieux piano noir,

Je voudrais bien savoir:

Pourquoi je ne suis plus capable

De jouer une chanson agréable;

Pourquoi je ne suis plus capable

De trouver une pensée passable.

 

Je réfléchis sur le sens de la vie

En pensant que tout finira dans l'agonie.

J'ai déjà vu trop de déconvenues,

Trop de douleurs, trop de détresses

De sorte que je ne crois plus

Pouvoir sortir de la tristresse.

J'ai déjà vu trop de pétaudières

Trop de problèmes, trop de peur

De sorte que je ne crois guère

Pouvoir dérider mon cœur.

Même la musique m'abandonne,

Une mélodie mélancolique résonne.

 

Je ne me rappelle plus les chants câlins

De Ravel, Débussy, Rameau et Chopin.

Alors, je me pose la question:

«Existe-t-il vraiment la libération?»

Alors, je me pose la question:

«Existe-t-il vraiment l'affection?»


Jana Zimmermann,  janvier 2004

Ma belle fée verte

 

Ma belle fée verte,

Comme je te désire.

Je t’aspire tous les jours,

Suis altérée de ta douceur !

Avec toi, les choses sont supportables ;

Quand j’élève le verre,

Mon corps se remplit avec la chaleur

Qui me manque beaucoup.

 

Tu m’enveloppes avec ton voile vert

Et même me presque séduis.

Incessamment tu me charmes ;

Alors le monde me paraît

Dans une lumière différente.

Non, ce n’est pas de brillant,

Plutôt la réalité a l’air d’être distante,

Pas de problèmes, pas de misère, pas de pitié ;

J’ai besoin de toi et suis entièrement soumise à toi.

 

Ma chère fée verte,

Quoi qu’il m’advienne,

Si tu veux, prend-moi

Et laisse-moi plonger bas dans ton

Monde de l’insouciance,

Seulement pour quelques moments

- Ou bien encore pour toujours !

 



Britta Klein, mars 2004

 


Pensées vides

 
 

Assise devant une vide feuille blanche

Bruit partout qui me dérange.

Pas de silence autour de moi

Aucune idée qui m’aperçoit.

J’observe la rue et les voitures

Mais je ne trouve pas de nature.

 

Où sont les fleurs

Pour inspirer mon esprit?

Mon cœur se crispe de peur.

Le monde est triste et gris.

                        

Enfermée dans ma maison

C’est comme dans une prison.

Je devrais chercher des champs

Mais je n’ai pas beaucoup de temps.

Mon but sera la campagne

Là, ma liberté, je te gagne.

Un poème de Melanie Hamm 

                               


...
.