| nous écrivons - wir schreiben |
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1.
A
l’hôpital
Cette scène focalise la visite que Said, Vinz et
Hubert veulent rendre dans l’hôpital au garçon qui a
été blessé gravement
pendant le début du film dans les révoltes dans les rues
parisiennes et qui a
dû être réanimé à cause de ces
blessures.
On peut voir directement la
nervosité de Vinz parce
qu’il sèche[1]
sa main droite sur le chemin à la chambre du garçon. A
propos, il est
nécessaire qu’on mentionne que Vinz a pris un revolver d’un
garage et qu'il l'a mis
sous sa veste de survêtement ; alors, Vinz est
préparé pour le combat,
n’importe de quelle façon.

A l’arrivée des jeunes, ils se disputent tout de
suite avec le policier qui surveille l’entrée de la chambre du
garçon qui se
trouve probablement en coma. On entend encore beaucoup d’insultes et
c’est Vinz
qui montre en particulier son agression et sa rage. Son comportement
paraît menaçant
pendant qu’il parle avec une voix forte et fixe intensivement le
policier avec
ses yeux rigides[2].
De plus, on pourrait aussi établir une connexion avec une
scène antérieure dans
laquelle Vinz fait des gestes très menaçants devant le
miroir dans la salle de
bain: dans le corridor de l’hôpital, il montre ces gestes
entraînés et il
n’arrête pas à suivre ce type de comportement[3]
prévu. Mais, ce qui affirme la théorie de sa
nervosité, c’est le fait qu’il
recule[4]
quand il réalise que l’autorité et la force de la police,
maintenant
représentée par deux policiers, ne peuvent pas être
diminuées par les insultes
et agressions.
Bien que les policiers veuillent
que les trois
jeunes sortent parce qu’il ne respectent pas le temps de repos[5]
et la tranquillité dans l’hôpital, ils restent et ne se
calment pas du tout.
Pour cette raison, la police arrête Said qui s’est trouvé
au second plan
jusqu’ici.
A ce moment-la, un homme arrive
et essaie de calmer
les gens et sauver la situation d’une escalade. Il est possible qu’il
travaille
pour une institution sociale qui s’occupe des jeunes des couches
socialement
faibles. Au moins[6],
le spectateur avise[7]
que l’homme se sent responsable de Said, Vinz et Hubert parce qu’il
intervient l' altercation[8]
et dit aux autres ce qu’ils doivent faire.
2.
Dans
la voiture
L’assistant social présumé, Vinz et Hubert sont
présents dans cette scène dans une voiture. Sans doute,
ils sont sur le chemin
au commissariat de police pour aller chercher Said et le libérer
de
l’arrestation.
L’assistant social est en rage
et il essaye de
faire appel à la conscience des deux garçons en
clarifiant qu’il ne peut pas
les aider et les protéger quand ils se comportent si
agressivement et violemment.
Mais au lieu de comprendre et reconnaître leurs fautes comme
Hubert le fait
partiellement, Vinz refuse absolument l’offre de l’aide de l’assistant
social
et il crée un sentiment de distance entre eux.
3.
Au
commissariat de police
Au commissariat de police, Vinz et Hubert attendent
dans les chambres pour un certain moment. Ce qui est frappant, c’est le
désordre qui domine tout le poste de police. Il paraît
qu’on ait attaqué le
commissariat pour aveulir[9]
la police et venger les blessures du garçon,
prénommé Abdel, à l’hôpital :
un graffiti sur le mur d’une chambre, disant
« vengeance », confirme
cette supposition[10]
et il est aussi une liaison importante de la situation ici (l’intention
des exécuteurs
de l’attentat) avec la scène antérieure dans laquelle
Vinz prend le revolver
pour se préparer pour le combat sous l’intention de commettre un
acte de
vengeance.
On peut voir d’autres gens, l’un
ou l’autre a
des blessures graves, et tous les policiers travaillent à
installer une
protection forte et énorme.
Un autre aspect très
intéressant est le
comportement de Vinz et Hubert quand un policier noir les passe :
conforme
à[11]
l’atmosphère bizarre, les deux jeunes l’observent avec des
regards
absolument critiques et dépréciatifs[12]
qui évoquent[13]
une atmosphère sensible pour la discrimination.
Finalement, Said est
libéré et les trois jeunes
sortent par l’escalier vers le haut.
4.
Au-dehors :
la banlieue
Dès que Said, Vinz et Hubert sont sortis du poste
de police avec l’assistant social, ils dialoguent brièvement et
puis,
l’assistant social veut tendre la main aux jeunes, mais c’est encore
Vinz qui
refuse et qui ne veut pas prendre congé[14].
En conséquence, les jeunes discutent sur le comportement de Vinz
et cette fois,
Hubert devient agressif et essaye de taper sur[15]
Vinz.
Cette scène au-dehors
illustre[16]
les alentours dans lesquelles les jeunes habitent. Le manque de nature
qui
pourrait calmer et relaxer les gens et qui serrait bonne pour la
santé est
extrêmement évident : il n’y a pas de fleurs dans les
godets[17]
de béton, des feuilles naturelles des arbres ont
été remplacées par la nature
artificielle en forme des feuilles peintes sur un mur, un symbole pour
la morte
de la nature dans l’espace urbain. Où on regarde, ce qui saute
aux yeux[18],
ce sont seulement des vitrifications d’étendue[19],
le bruit, la boue[20],
des immeubles aux couleurs inexpressives et égales et la
tristesse : en somme,
un environnement inanimé[21]
où les jeunes doivent vivre leurs vies
désespérées !
De Britta Klein, classe 13
[1] sécher - abwischen
[2] rigide - starr
[3] le type
de comportement – das Verhaltensmuster
[4] reculer -
zurückweichen
[5] le
temps de repos – die Ruhezeit
[6] au moins - zumindest
[7] aviser – bemerken,
erkennen
[8] l’altercation (f) – die
Auseinandersetzung, der Wortwechsel
[9] aveulir - schwächen
[10] la supposition – die
Vermutung
[11] conforme à –
entsprechend
[12]
dépréciatif, e - abschätzig
[13] évoquer -
heraufberschwören
[14] prendre congé –
sich verabschieden
[15] taper sur qn – jdn.
schlagen
[16] illustrer -
veranschaulichen
[17] le godet – der Blumentopf
[18] sauter aux yeux – ins
Auge springen
[19] la vitrification
d’étendue – die
Flächenversiegelung
[20] la boue – der Dreck,
Schmutz
.