nous écrivons - wir schreiben
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Lundi, 6 juin 2005, Xenja Bossowa, Ina Hubaleck, Suna Tomasik et Wibke Hassels ont parlé des média dans le cadre d'un séminaire franco-allemand de l'université de Duisburg. Tricolore a déjà publié le texte de Xenja sur les faits divers. Voici les trois autres exposés.

Ina Hubaleck

Le fait divers à la télévision
 
 

Dans le cadre de notre étude, j’ai analysé les « faits divers » sérieux qui critiquent les situations de crise et qui accusent en même temps les déficits sociaux. Ces « faits divers »  font appel à la politique de changer des dysfonctionnements sociaux.
La fonction de la télévision joue un grand rôle. Est-ce que la télévision peut manipuler les  téléspectateurs ? Est-ce que la télévision reflète les événement d’une manière objective et neutre?
La télévision, peut-elle influencer à la politique ?
Voici maintenant l’analyse de ce sujet à l’aide d’un exemple :

je parlerai de l’incendie de l'hôtel Paris-Opéra dans la nuit du 15 au 16 avril 2005.

Selon les derniers bilans, l’incendie de l’hôtel Paris-Opéra dans le 9ème  arrondissement de Paris, s’est traduit par 21 morts dont 10 enfants, 53 blessés, dont 11 très grièvement.

Il faut ajouter à ce sinistre bilan provisoire que des dizaines de personnes continuent à défiler à la mairie du 9ème, pour avoir des nouvelles de leurs parents dont ils savent qu’ils habitent dans l’hôtel, mais dont il n’y a pour le moment aucune trace. On doit donc craindre malheureusement que le bilan soit beaucoup plus lourd.
 

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Salle de la fac: Ina explique les faits divers à la télé.................................
 
Chapitre 1

Le reportage commence au studio: TV 5 parle d’un des plus graves incendies à Paris dépuis 20 ans. La très grande majorité des victimes vient de familles d’immigrées. On voit par exemple un pompier qui est en train d’évacuer une femme. Ensuite la journaliste interviewe un témoin :

par hasard cet homme a observé une femme, qui, paniquée, s’est jetée par la fenêtre du troisième étage. Il a aussi vu une personne qui a jeté un enfant ou un bébé par la fenêtre. Il était très choqué, bien qu’il n’ait pas de parent qui était une victime. Le porte-parole des sapeurs pompiers de Paris, le Capitaine Laurent Vibert, dit qu'il a peur de trouver encore d’autres victimes dans les étages superieurs.

La présentation

Bien que cet incendie soit un événement catastrophique, le premier reportage nous le présente cet incendie d’une manière objective.

L’image et le texte ne sont pas redondants, mais se complètent mutuellement. Ce qui est curieux, c’est que l’information essentielle se trouve dans le texte parlé. Ce phénomène s’explique par la difficulté de la télévision d’être sur le lieu de l’action au moment voulu.
 
 
 

Chapitre 2

Le téléjournal TV 5 nous informe que le bilan s’est alourdi et que le nombre des victimes a donc augmenté. A la mairie du 9ième arrondissement une cellule de crise a été formée.
Nous voyons cet homme désésperé qui ne sait rien ni de sa femme ni de sa fille qui a deux mois. Cette famille logeait au 5ème étage quand l’incendie a éclaté.
Après avoir cherché en vain une possibilité de sortir, il ne retrouve plus sa famille quand il revient dans leur chambre.
Il les appelle, aucune reponse. Depuis deux jours il erre dans tous les services pour trouver une trace de sa femme et de son bébé. Enfin, l’histoire d’EnzaFofana c’est la douleur et le deuil.

La présentation

Je divise ce reportage en deux parties.

Premièrement les aspects pratiques qui résultent d’un incendie sont indiqués par TV 5.
On voit la cellule de crise, la croix rouge ou par exemple le service psychologique. Le journaliste nous informe du bilan et du nombre de victimes. D’autre part, la deuxième partie
se distingue de la première partie par les émotions.
Ce chapitre nous présente cet incendie d’une manière subjective. L’histoire d’Enzo Fofana est un grand choc pour tout spectateur.
Il est touché au fond de son cœur par le decès.
Les images qu'on voit sont très expressives et émotionelles : on voit le visage d’Enzo Fofana de face et on peut remarquer comment sa gorge est serrée quand il parle. C’est la raison pour laquelle nous sommes directement touchés par son destin; on est pris par une grande compassion.
Sa description de l’événement correspond à son visage.
Sur le petit écran, le visage a une plus grande importance que le le plan d’emsemble. C’est justement le visage qui exprime les sentiments; le montrer transporte des émotions en direct.

Chapitre 3

TV 5 nous informe qu’il y a à Paris une dizaine d’immeubles comme l’hôtel Paris Opéra.
L'histoire de Yamina Taibi semble typique:
 Elle vit dans un studio dont le loyer s’élève à 3.000 Euro par mois. Pendant trois ans la famille a reçu des aides pour payer ce loyer exorbitant.
Mais depuis qu'elle n'a plus d’aide financière et elle craint d’être expulsée. Entre-temps elle a obtenu ses papiers, c’est pourquoi les aides financières sont desormais supprimées.
Là-bas, il y a des dizaines de familles qui y vivent.
La plupart des loyers sont payés par la mairie ou des associations.
Autre exemple : Amina vit dans la cave avec ses quatre filles, directement à côté des installations de gaz. Pas une seule fenêtre !
Le loyer pour ce paradis confortable se chiffre à 1600 Euro par mois, un montant qu’elle n’arrive plus à payer.
Cette femme essaye d’obtenir depuis des années un logement social, en vain.
Depuis l’incendie de l’hôtel Paris Opéra les familles qui vivent là-bas, s’inquiètent de leur sécurité. Ils ont raison de le faire, car la seule sortie de secours a été condamnée.

La présentation

Ce chapitre révèle les aspects politico-sociaux et les problèmes dans la société française au moyen d'un reportage. L’autorisation de séjour pour les immigrés illégaux en France peut durer quelques mois voire années. C’est la raison pour laquelle ils ne sont pas autorisés de travailler officiellement. La conséquence : pas d’argent !
Les immeubles que nous voyons sont  au centre des problèmes sociaux. Ils sont pires qu’on ne peut en supporter : les familles doivent vivre dans des conditions de vie catastrophiques avec quatre ou cinq personnes dans une chambre de 17 mètres carrés.
Les conditions sociales sont intolérables et inhumaines.
Comme tout spectateur, j'ai été choquée quand j’ai vu ce reportage : La femme à la fin, Amina qui est à bout de ses nerfs, m’a inspiré de la pitié.
Les images soulignent seulement les textes, mais je crois que les images de cette vidéo sont encore pires que le texte qu'on entend.
 Nous sentons l’indignation qui monte et l’incompréhension pour cette situation et on ne comprend pas non plus pourquoi aucun homme politique n’essaye de remédier à ces conditions sociales.
Pourquoi est-ce que ces « faits divers » fascinent l’homme ?
Comme Xenja l’a déjà dit : on aime les « faits divers » parce qu’ils nous racontent des petites histoires pleines d’émotions pour satisfaire notre curiosité. Ici, c’est un cas spécial : D’un côté le fait divers provoque des émotions comme la compassion et la sympathie avec les victimes, mais aussi la tristesse et la dépression. Le fait divers fait appel à la compréhension de l'être humain. On est très touché par le destin des ces gens et on sait que cet événement peut arriver à n’importe qui. On s'indigne des ces gens qui ne font rien pour changer les mauvaises conditions.On les trouve incomprèhensibles et intolérables.
D’un autre côté le fait divers manipule les téléspectateurs exactement avec ces émotions. Les hommes politiques ne font rien et c’est pourquoi ils s’attirent la haine du téléspectateur. La télévision peut manipuler les gens plus facilement que  les autres médias comme par exemple les journaux. Si on peut voir les événements avec nos propres yeux, il est très facile d’imaginer comment ils se sont passés. Et plus : on peut se souvenir plus facilement de l’image que des mots.
 
Suna Tomasik
 
 

Une nouvelle sorte de texte: les blogs
 
 

Premièrement, il faut expliquer le mot « weblog » : C’est un mot-valise anglais issu d’une contraction de web et log, mais ce terme est fréquemment racourri en « blog ». En francais, on peut à peu près comparer cela à l’abréviation  « Joueb », qui est la contraction de Page Web.
Qu’est-ce que c’est un weblog ?
Un weblog est un site web sur lequel une, ou plusieurs personnes s’expriment librement sur la base d’une certaine périodicité. Pour cela, on peut dire que c’est une sorte de journal en ligne mais plus personnel et les auteurs sélectionnent et commentent souvent de façon partiale et simpliste. Pour cette raison, on peut les comparer aux pamphlets du 18e et 19e siècle.

Les articles, aussi appelés billets ou posts, sont généralement présentés par anti-chronologie, les plus récents sont présentés en premier lieu : l’auteur d’un blog suit l’idée d’un public qui prend  régulièrement connaissance des nouveaux articles publiés, même si ceux-ci rentrent dans un cadre chronologique, comme un journal périodique.

Le plus souvent, un système d’archivage des articles permet d’organiser le weblog selon des catégories prédéfinies et selon la date de parution, présentant alors ces instants d’énonciation figés dans le temps selon une certaine structure. De plus, profitant du web et ses hyperliens, les weblogs s’accompagnent souvent d’un système de commentaires et d’un système de gestion des liens vers d’autre blogs. Et aussi généralement, les blogs sont en plus liés entre eux via les rétro liens, les « trackbacks ».

Selon les articles, on peut classer les weblogs en différents genres.

Voici des exemples, les plus connus :
 

  • Blogs littéraires : c’est l’usage le plus fréquent des blogs où les auteurs parlent généralement de leurs vies, par exemple comment ils ont passés la journée, de l’amour, des problèmes etc. On les appelle aussi « journaux intimes » Cela dit déjà que ces sites sont très personnels.
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  • Weblogs d’opinion : ces blogs sont comme un journal avec des informations filtrées et sélectionnées par des journalistes professionnels ou en herbe qui va s’attacher à analyser l’actualité sous un angle économique, satirique etc., avec plus ou moins de militantisme. On peut comparer cela aux...
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  • Blogs politiques : pour affirmer ses idées politiques.
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  • Weblogs pro / techno : ce sont des sites qui abordent de sujets concernant le web, comme la micro-informatique ou les moteurs de recherche.
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  • Blogs de Stars : dans un blog de stars, un blogger, l’auteur du site, parle de son groupe préférée et traduit par exemple des « songtexts », ou parle une autre star de la télé.
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  • Partage et gestion de connaissances : il s’agit d’un carnet sur un thème bien précis et suivi par ses membres.
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  • Vidéo- / Photoblogs : ces blogs présentent des photos ou des vidéos.
  • L’histoire des weblogs
    Cela fait quelque temps qu’on entend parler de plus en plus de blog, mais il ne s’agit pas d’un phénomène de mode, car les weblogs existent depuis décembre 1997. En effet, c’est aux Etats-Unis que sont apparus les blogs et un homme, qui s’appelle John Barger, leur a donné ce nom.
    Mais il faut remonter plus loin dans l’histoire de l’Internet pour retrouver leur véritable origine : Quand l’Internet a commencé, des tas de gens ont fait une page personnelle sur leur thème favori, à laquelle ils joignaient toujours une liste de liens vers des pages traitant du même thème. Le phénomène prenant de l’ampleur, on a vu se créer des répertoires par thème de tous ces sites, car de plus en plus de gens souhaitent publier leurs contributions.

    La blogosphère – quelle est l’intention d’écrire et lire un blog ?

    Selon le site web « Technorati », il y a aujourd’hui plus de 10 millions de blogs et même un « Top 100 », donc, on peut parler d’une vraie blogosphère. Pour cela, je me demande : Quelle est l’intention et la motivation de ces gens qui passent beaucoup de leur temps dans l’Internet à créer des blogs ?

    Premièrement, il faut dire que c’est très simple de créer son propre weblog et de participer à ceux des autres : Plusieurs pages Internet offrent des blogs gratuits avec la seule condition de pouvoir publier de la pub.

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    Suna pendant son exposé à Duisburg
    En outre, à l’aide de logiciels de bureau ou du web, on peut créer un site évolutif et dynamique, grâce à une collection de « templates », et sans avoir à connaître une ligne de code HTML, XML ou PHP. Ces logiciels ressemblent à des traitements de texte, car ils permettent d’éditer, d’enlever et de publier des articles. Mais on est tout à fait son propre éditeur, le grand reporter de son quotidien sans rédacteur en chef et sans aucune relecture !
    Ce fait permet une liberté d’expression totale. Et c’est l’attrait des weblogs, qu’on puisse écrire tout ce qu’on veut. L’auteur se sent totalement libre. Il va de soi que, à cause de cette liberté d’expression, il y a aussi des bloggers qui utilisent ce système pour propager des rumeurs et des fausses nouvelles. Pour cette raison, la qualité d’un blog est toujours douteuse, ce que, avant tout, critique la presse traditionnelle. Ici, il faut ajouter qu’il y a une « guerre médiatique » entre quelques journalistes sérieux et des bloggers.
    Comme je l’ai déjà mentionné, ce sont les blogs littéraires, qui sont en majorité. C'est-à-dire, des blogs qui nous parlent des avis et événements intimes. Concernant ces blogs, on se demande alors : pourquoi y a-t-il des bloggers qui aiment publier leur vie privée d’une manière détaillée et quasiment exhibitionniste en écrivant par exemple un poème comme « Qui suis-je ? » ou en publiant un article qui ressemble à un texte de journal intime ?

    D’un côté, cela nous montre que l’homme se sent individu et individualiste : qu’il a le droit de dire ce qu’il veut dire et qu’il est fier de le dire ! Et c’est tout à fait le besoin de se présenter aux autres en tant que individu. Cela explique de tout façon un phénomène comme le « Top 100 », qui me fait croire que, avoir un blog, c’est parfois comparable à être une star. Les cinq weblogs les plus populaires au monde, (aussi selon Technorati), publient en moyenne chacun 30 billets de 150 mots par jour, totalisant 22.000 mots publiés en une seule journée (le 19 mai). Il y a même une recette qui garantit le succès: écris des articles courts, mais nombreux! Selon « Google », une fréquence de publication élevée favorise la popularité.

    D’autre côté, cette masse de journaux intimes indique un grand manque de communication :

    Selon la psychologie de la communication, il faut toujours un émetteur et un récepteur pour pouvoir s’exprimer et pour être compris.

    Pour cette raison, on peut constater qu’il y a des bloggers qui n’ont pas de récepteur dans leur entourage ou, qui n’ont pas assez de récepteurs. Par conséquent, ils s’expriment à l’aide d’un weblog pour attirer l’intérêt de beaucoup de lecteurs.  Ce qu’il veulent surtout, c’est qu’on vienne voir leur propre blog; les compliments qu’ils font servent à attirer des lecteurs, un indice qui ne manque jamais dans leurs commentaires.

    En outre, le fait que le blogger se sent lu par des inconnus et sous un pseudonyme, change sa relation à l’écriture. L’anonymat de l’Internet m’offre une liberté d’expression totale, mais - apparemment - une liberté totale d’être ce que je suis. En réalité les nombreux appels trahissent une très grande insécurité et un isolement que le web ne saurait réparer.
     

    Wibke Hassels
     

    Les média - Pourquoi les magazines sont-ils tellement populaires ?
     
     

    L’Allemagne et la France sont voisins dans l‘ Union Européenne. Ils ont été des ennemis pendant les guerres, mais maintenant l’amitié franco-allemande existe et se renforce chaque année.
    Il y a plusieurs  possibilités, en particulier pour les jeunes, de connaître la culture du pays voisin, par exemple en participant aux échanges scolaires comme je l’ai fait l’année dernière. Je pense que c’est important de savoir quelque chose sur les autres pays et cultures et de pouvoir ouvrir les yeux pour ne plus être tellement ignorant comme nos ancêtres quand l’Allemagne et la France étaient encore des ennemis.
    Je me suis plongée dans le monde des jeunes et en particulier dans le monde des filles. Je me suis intéressée aux media, à la presse écrite. Mais pourquoi aux magazines et pas à la télévision ? Il y a une bonne raison : La télévision en France n’est pas vraiment différente de la télévision en Allemagne.

     
     
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    «Jeune & Jolie», un magazine pour jeunes filles naïves........
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    Je me suis intéressée aux magazines et je me suis demandé s’ils sont aussi populaires qu’en Allemagne. En Allemagne, il y a plusieurs magazines pour filles (par exemple: « Mädchen », « Chica », « Bravo Girl », « Sugar ») qui sont, à mon avis, toutes pareilles. Il y a une rubrique „Comment est-ce que j’aurai bientôt un petit copain ?“, une rubrique pour la nouvelle mode, les stars et les commérages. J’avoue avoir lu ces magazines aussi, mais ça fait longtemps. Chaque semaine ou bien toutes les deux semaines, j’ai couru au kiosque pour m’acheter la nouvelle édition et je me suis plongée dans le monde multicolore d’une fille moderne qui veut tout savoir sur les garçons, la mode et les stars.
    Pendant mon séjour en France, je n’avais pas beaucoup de temps libre, mais quand je l’avais, il n’y avait pas beaucoup de choses à faire pour moi. Je me suis jetée sur mes livres mais ça ne me suffisait pas. C’est alors que je me suis mise à chercher quelque chose à lire, si possible en français. Et là, dans un kiosque, j‘ai trouvé, quelle surprise, la magazine pour filles, la „Jeune & Jolie“. Je l’ai acheté et j’étais convaincu que ce serait la même chose qu’en Allemagne...mais je me suis trompée.

    Bien sûr, il y avait à peu près les mêmes rubriques mais je n’avais pas l’impression de lire un magazine pour les petites filles qui se prennent pour les grandes dames, je croyais avoir remarqué que le niveau de cette lecture était un peu plus élevé que celui des magazines allemands.

    A mon avis, ce n’est pas seulement le niveau linguistique de ce magazine qui est meilleur que le niveau des magazines allemands, c’est aussi le contenu. Bien, il y a à peu près les mêmes sujets et rubriques, mais ces rubriques sont plus équilibrées. Je peux dire que chaque magazine pour filles ressemble plus ou moins aux autres, mais il y a sûrement des différences de qualité. Je crois que la „Jeune & Jolie“ est un magazine pour filles à partir de 14 ou 15 ans, car il semble être un peu plus sérieux et avoir des conseils plus réfléchis, par exemple au sujet de la sexualité ou des problèmes avec les professeurs, les parents ou quelqu’un d’autre. Je pense que c’est important de donner des conseils réfléchis et de ne pas donner n’importe quel conseil, seulement pour avoir une rubrique de plus. C’est sûr que la plupart des filles s’intéressent à la mode, au maquillage, aux vedettes, à la musique et au cinéma…et aux garçons.  Mais il ne faut pas généraliser ce fait et structurer tous les magazines pour filles d’après le même modèle.

    Mais comment est-ce que les éditeurs des magazines nous convaincrent d’acheter et de lire « Jeune & Jolie » ? En faisant de la publicité qui nous rend curieuses, qui nous fait envie d’en savoir plus et qui nous attire. Pour y arriver, ils ont besoin des informations sur les filles, sur leurs plus grands désirs : être belle, aimée, séduisante et acceptée. Comme ça, ils sont capables de concevoir un magazine qui satisfait les lectrices et qui les convainc d’acheter le prochain numéro. Dans les publicités, les éditeurs essayent de plaire à chaque type de fille : La sportive, la timide, la séductrice, la diva…il y a une rubrique qui intéresse chacune. La publicité convainc les filles d’avoir des conseils dont elles ont vraiment besoin et  utilise le fait que les filles ont besoin de se sentir comprises et acceptées.

    Bien sûr, il y a des nombreuses personnes qui prennent les magazines pour des trucs qui ne sont pas nécessaires et qui les considèrent comme un média qui n’est qu’un bien de consommation pour nous amuser. Bon, je veux dire, chacun a le droit de choisir comment il pense sur ce sujet.

    Quand on voit l’index des sociétés citées dans la parution d’un seul numéro de « Jeune & Jolie », on peut penser que le vrai but n’est pas de donner des conseils aux filles, mais de faire de la publicité pour les grandes marques de mode comme Adidas, Armani, Benetton, Cerruti, Dolce&Gabbana , Esprit etc. C’est vraiment impressionnant de voir combien de sociétés participent à la production d’un seul magazine. La publicité se fait avec de grandes photos en couleur pour montrer les biens de consommation dont « la fille moderne a besoin ». A ce point-là, on peut constater pourquoi beaucoup d’adolescents préfèrent les marques chères et n’acceptent pas ceux de leurs camarades qui n’ont pas les moyens de s’acheter ces marques. Je trouve ce fait devrait nous faire réfléchir sur ce qui est le plus important : la personne ou les vêtements qu’elle porte ?

    On peut en conclure qu’il y a plusieurs perspectives desquelles on peut voir les magazines : Comme un bon moyen de recevoir des conseils, comme un média qui nous amuse ou comme un papier qui a une grande (parfois aussi mauvaise) influence sur notre comportement en tant que consommatrice. Je veux dire que chacun doit décider lui-même comment il considère les magazines, soit comme un média utile, soit comme un média superflu.

      
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