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Le développement des jumelages
à
l’exemple
du jumelage Krefeld-Dunkerque
Meike Amonatis, LK 12
Table
des matières
1.Introduction
2.Informations
générales sur les jumelages
2.1.
Krefeld et ses Villes Jumelées
2.2.
Dunkerque et Krefeld en peu de mots
3.La
condition essentielle pour le jumelage entre Krefeld et Dunkerque
4.Organisations
franco-allemandes
5.Développement
des jumelages à l’exemple du « Cercle Amical des P.T.T.
Dunkerque-Krefeld
»
5.1.
Le début et le développement du jumelage
5.2.
Interview avec Monsieur Claude Croo, Président du Cercle Amical
des P.T.T.
6.Les
raisons de la diminution progressive
7.Résumé
8.Annotation
9.Bibliographie
1.Introduction
Le
sujet de mon travail pratique en français sont les jumelages.
D’abord
je donne des informations générales sur les jumelages de
Krefeld.
Le
but de mon travail est la présentation du développement
des
jumelages. Pour cela je décris les relations entre la ville de
Dunkerque
et la ville de Krefeld.
L’idée
de mon travail fut née grâce aux contacts de ma famille
avec
le Cercle Amical des P.T.T. (Postes, Télécommunication,
Télédiffusion)
Krefeld-Dunkerque. Pour cela je m’occupe avant tout de ce partenariat.
En
plus j’ai fait une interview avec Monsieur Claude Croo, Adjoint de
l’Ancien
Maire de Dunkerque et Président du Cercle Amical des P.T.T. de
Dunkerque.
2.Informations
générales sur les jumelages
2.1.Krefeld
et ses Villes Jumelées
En
1964 la ville de Krefeld a signé le premier traité de
jumelage
avec Venlo, une ville aux Pays-Bas. Les années après six
autres jumelages ont suivi :
Leicester
en Grande-Bretagne depuis 1969
Dunkerque
en France depuis 1974
Leiden
aux Pays-Bas depuis 1974
Charlotte,
North Carolina aux États-Unis depuis 1986
District
de Beeskow, aujourd’hui District Oder-Spree depuis 1990
Uljanowsk
en Russie depuis 1993
Il
y a des contacts et des échanges dans plusieurs secteurs par
exemple
entre les écoles, les clubs sportifs, la police, l’artisanat, la
poste, les partis…. L’échange scolaire est plus intensif que les
autres.
Les
relations avec Uljanowsk sont exceptionnelles, parce qu’elles sont
unilatérales.
Krefeld
offre des aides médicales et humanitaires.
2.2. Dunkerque
et Krefeld en peu de mots
|
Dunkerque |
Krefeld |
| Géographie |
- au Nord de la France
- près de la
frontière belge
- port actif sur la Mer du Nord |
-en Rhénanie-du
Nord-Westphalie
- près de la
frontière hollandaise |
| Population |
210.000 habitants |
237.780 habitants |
| Industrie |
- sidérurgie
- agroalimentaire
- chimie |
- industrie textile
-chimie
-sidérurgie |
| Culture |
- différents
musées et théâtres
- une université |
- différents
musées et théâtres
- un établissement
d'enseignement
supérieur |
3.
La
condition essentielle pour le jumelage entre Krefeld et Dunkerque
La
condition essentielle pour l’amitié franco-allemande et les
jumelages
était la signature du Traité de l’Élysée
par
le Président de la République française, le
Général
Charles De Gaulle, et le Chancelier de la République
Fédérale
d’Allemagne, Monsieur Konrad Adenauer. (le 22 janvier 1963)
Le
Traité de l’Élysée met en évidence les
points
principaux de l’amitié franco-allemande.
La
réconciliation du peuple allemand et du peuple français
met
fin à une rivalité séculaire. Dans l’optique des
Allemands,
la France était l’ennemi héréditaire1
pendant
beaucoup de générations. Trois guerres (1870/1871 ;
1914-1918
: la Grande Guerre ; 1939-1945 : la Seconde Guerre mondiale) avaient
produit
des sentiments de haine et de méfiance entre la France et
l’Allemagne.
La
solidarité entre les deux nations et leur sécurité
est plus importante que le développement économique et
culturel.
Après la Seconde Guerre mondiale la paix venait à la
première
place.
Le
rôle de la jeunesse est déterminant pour l’avenir des deux
peuples.
Le
but commun est une Europe unie.
Vu
de nos jours, on peut constater le succès du Traité.
Le
Traité de l’Élysée était le fondement aussi
pour les jumelages.
4.Organisations
franco-allemandes
Il
y a plusieurs organisations qui s’occupent des relations
franco-allemandes.
Les
Instituts Goethe en France sont bien connus et très
importants.
Ils se trouvent à Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy, Paris et
Toulouse.
Leur but est la promotion de la langue et la culture allemandes.
Pour
les jeunes on a créé « L’Office Franco Allemand
pour
la Jeunesse » (OFAJ). Ici, on organise par exemple des
activités
scolaires, sportives et culturelles.
«
Le Bureau international de Liaison et de Documentation »
(B.I.L.D.)
travaille étroitement avec l’OFAJ. Chaque année 400
jeunes
Français et 400 jeunes Allemands se rencontrent pour trois
semaines en France ou en Allemagne. On était à Biarritz,
à Berchtesgaden ou par exemple à Vichy.
Il
existe aussi une organisation pour les enseignants, c’est «
l’Association
pour le Développement de l’Enseignement de l’Allemand en France
» (ADEAF). Néanmoins, l’ADEAF n’organise guère de
rencontres
à cause de faute d’argent. Une exception était le
congrès
de Tours 1996.
5.
Développement des jumelages à l’exemple du « Cercle
Amical des P.T.T. Dunkerque-Krefeld »
5.1.Le
début du jumelage
Onze
ans après la signature du Traité de
l’Élysée,
l’Ancien Maire du Dunkerque, Monsieur Claude Prouvoyeur, a
initié
le jumelage entre nos deux villes. Le 15 juin 1974 les
représentants
de Dunkerque et de Krefeld ont signé le contrat officiel.
Depuis
ce temps il y a des liaisons différentes entre des individus,
des
organisations, des associations, des cercles et des clubs. Des contacts
étroits existent par exemple entre la police, quatre
lycées,
les clubs sportifs, les philatélistes et la poste.
Développement
du jumelage
Tout
d’abord on pouvait observer un développement intensif et rapide.
C’était une chose nouvelle et intéressante. Les
participants
du jumelage étaient curieux et ils faisaient la connaissance
avec
des gens gentils et ouverts aux personnes étrangères et
à
leur langue. L’intérêt pour l’autre culture et le genre de
vie était impressionnant.
Mais
dans les années suivantes on a remarqué une diminution
concernant
les jumelages. Pour cela il y a beaucoup de causes. À l’exemple
du Cercle Amical des P.T.T. Krefeld-Dunkerque je vais montrer les
problèmes
du jumelage.
Les
premiers contacts des représentants de la poste de Krefeld avec
les collègues de Dunkerque se sont passés en 1979. Le 3
mai
1980 un groupe de Krefeld a rendu visite à Dunkerque la
première
fois et en avril 1981 la visite faite en retour a eu lieu.
Puis
le 29 mai 1982 le Président du «Freundeskreis Post
Krefeld-
Dünkirchen» Max Drüggen et le Président du
«Cercle
Amical des P. T. T. de la Région Dunkerquoise» Claude Croo
ont déclaré officiellement le jumelage des deux
Associations.
Par
ce jumelage on voulait réaliser les intentions suivantes :
-
Développer entre nos deux Amicales, des liens d’amitié,
de
camaraderie et de fraternité.
-
Promouvoir des échanges d’ordre familial, culturel, sportif,
intéressant
l’ensemble de nos deux Associations
-
Donner une dimension nouvelle aux activitésdes Postiers et
Télécommunicants
de Krefeld et Dunkerque.
-
Développer une meilleure compréhension entre les hommes
de
bonne volonté de nos deux villes.
(Texte
de la déclaration du 29 mai 1982)
La
première fois 26 personnes de Krefeld sont partis pour Dunkerque
et en 1981 103 postiers dunkerquois sont arrivés à
Krefeld.
Les années suivantes le nombre des membres de Krefeld est
monté
à 55 personnes. En moyenne les membres du Cercle Amical avaient
48 ans. Chaque année on se rencontre, une année à
Dunkerque et l’autre à Krefeld. On reste toujours pour un
week-end
et les amis font aussi des visites privées.
Au
début les visiteurs étaient logés dans des
hôtels,
mais avec le temps on a trouvé des familles d’accueil.
L’atmosphère
dans les familles est plus amicale et familière que le logement
dans un hôtel. On fait connaissance de la manière de vivre
en France et de la culture française.
Les
week-ends à Dunkerque et à Krefeld sont toujours
occupés
par des activités différentes : on visite des
musées,
des églises, la région. On va au théâtre,
aux
concerts et le samedi soir on organise toujours une fête.
Malgré
ces activités nombreuses et l’engagement des
participants
on observe depuis quelques temps que l’intérêt au Cercle
Amical
se réduit. Au moment ce ne sont que 25 personnes de Krefeld et
23
personnes de Dunkerque qui y participent.
Aujourd’hui
les membres du Cercle Amical ont en moyenne 65 ans, parce qu’il n’y a
pas
beaucoup de jeunes qui s’intéressent aux jumelages. C’est un
problème
de tous les jumelages, qui ont perdu beaucoup de leur attrait
au
passé.
5.2.
Interview avec Monsieur Claude Croo, Président du Cercle Amical
des P.T.T. de Dunkerque

Meike.
Bonjour, Monsieur Croo. Je vous remercie d’être d’accord avec une
petite interview concernant le Cercle Amical des P.T.T.. D’abord j’ai
quelques
questions générales.
Monsieur
Croo. Bonjour Meike. Alors, je vais faire de mon mieux.
Meike.
Parlez-moi un peu de votre profession et de vos fonctions publiques.
Monsieur
Croo. J’étais postier à Dunkerque. Mais depuis 12
ans je suis en retraite. Plus de 16 ans j’ai travaillé
comme
Adjoint honorifique de l’Ancien Maire de Dunkerque et depuis 30 ans je
suis Président du Cercle Amical des P.T.T..
Meike.
Quels ressorts étaient d’importance pour vous comme Adjoint du
Maire?
Monsieur
Croo. J’ai assisté le Maire, Monsieur Prouvoyeur.
J’étais
responsable des affaires culturelles et sociales. En 1973 nous avons
rouvert
le Musée des Beaux-Arts de Dunkerque et en 1982 le Fonds
Régional
d’Art Contemporain fut inauguré.
Meike.
Quand est-ce que le jumelage « Dunkerque-Krefeld »
fut créé ?
Monsieur
Croo. J’ai préparé et créé le
jumelage « Dunkerque-Krefeld » en 1974 sous la direction de
Monsieur Prouvoyeur. En 1982 Monsieur Max Drüggen, postier de
Krefeld,
et moi, nous avons signé officiellement le jumelage des Cercles
Amicals des P.T.T. de Dunkerque et de Krefeld.
Meike.
Quels sont les leitmotivs de ce jumelage ?
Monsieur
Croo. Les leitmotivs sont « Camaraderie, Amitié,
Solidarité
».
Meike.
Comment jugez-vous de la situation d’aujourd’hui ?
Monsieur
Croo. Alors, Meike, à vrai dire je ne suis pas
optimiste.
Je suis très désolé de te faire savoir
qu’après
trois visites à la mairie de Dunkerque, je n’ai pu avoir aucun
document
sur le jumelage. Il paraît qu’ils n’ont plus rien et
qu’ils
doivent rééditer quelque chose, mais ils ne peuvent
donner
des dates.
Je
crois savoir que les relations entre la mairie de Dunkerque et celle de
Krefeld ne sont pas au mieux. Je ne sais quoi penser !!
Dunkerque
est pourtant jumelé avec Krefeld, Middlesbrough
(Grande-Bretagne),
Rostock (ancienne R. D. A. ) et la ville de Gaza (la Palestine).
Meike.
Merci, Monsieur Croo, pour cette interview informative.
Monsieur
Croo. Rien de quoi !! À bientôt !!
6.
Les raisons de la diminution progressive
Les
raisons de la situation actuelle sont diverses et complexes.
À
l’exception de l’échange scolaire le vieillissement progressif
des
participants est un motif pour cette altération :
les
jeunes ne s’intéressent plus aux jumelages, parce qu’ils ont
d’autres
idées et ils préfèrent des contacts ave des
régions
et des villes lointaines. La majorité des gens veut explorer des
pays asiatiques, africains et américains. Ils cherchent des
aventures
exotiques et la mobilité d’aujourd’hui leur permet de voyager
autour
du monde. Pour élargir son horizon, c’est une possibilité
très favorable et profitable. Autrefois c’était presque
impossible
et trop cher.
À
première vue on pourrait croire que la ville de Dunkerque n’est
pas très attractive et c’est pourquoi beaucoup de gens
préfèrent
d’autres régions de la France comme la Côte d’Azur, les
Alpes
ou la Bretagne.
Néanmoins
Dunkerque a ses bons côtés. En première ligne c’est
le charme des Dunkerquois et leur gentillesse.
Un
autre aspect important c’est la situation financière des villes,
de l’administration et des organisations différentes. Au
passé
il y avait des subventions d’État pour les jumelages.
Le
Cercle Amical des P.T.T. de Krefeld a reçu une aide à ses
activités de 1000 € par an. Mais depuis presque cinq ans la
poste a supprimé ses subventions. C’était à cause
du changement en une société anonyme. Maintenant les
cotisations
des membres du Cercle Amical sont les seules ressources
financières.
C’est pourquoi la possibilité d’agir est restreinte.
Le
22 janvier 2004 la France et l’Allemagne ont
célébré
la Journée franco-allemande. Dans la déclaration commune,
le Président Chirac et le Chancelier Schröder soulignent
l’importance
de la langue du pays partenaire. Le multilinguisme est indispensable
pour
la vision commune d’une Europe unie. La connaissance de la langue du
pays
partenaire est de toute nécessité. Mais le fait est qu’au
passé les efforts n’étaient pas couronnés de
succès
à l’exception du développement à peu
d’écoles,
par exemple notre lycée « Maria-Sibylla-Merian-Gymnasium
»
En général, le taux des élèves allemands
qui
apprennent le français, et celui des élèves
français
qui apprennent l’allemand est en baisse. Dans la population allemande
il
y a seulement une minorité qui parle ou comprend le
français.
La même chose est applicable à la situation en France.
À
l’exemple du Cercle Amical des P. T. T. on peut constater que la
barrière
linguistique est très haute et souvent décourageante. De
la part des Français il n’y a personne qui parle allemand et de
la part des Allemands il y a seulement deux qui parlent
français.
Ce problème rebute beaucoup de gens à participer aux
jumelages.
Le week-end dans une famille française ou allemande est toujours
très dur et fatigant sans connaître la langue des
partenaires.
La compréhension fonctionne seulement avec l’aide d’un
dictionnaire
et les conversations sont très difficiles. Cela peut produire
des
frustrations.
Une
chose d’une grande importance ce sont les échanges scolaires.
Les
jeunes Français et les jeunes Allemands ont l’occasion d’avoir
des
contacts avec leurs collègues étrangers. On fait la
connaissance
avec un autre système d’enseignement et avec des autres
règlements
intérieurs d’une école.
Mais
il y a aussi des problèmes, parce que les systèmes
d’enseignements
ne sont pas conformes et ils ne sont pas en correspondance avec
l’âge
et le niveau de connaissance des langues.
L’échange
présente le danger que les jeunes s’ennuient et rentrent chez
eux
sans profiter de leur séjour. Il faut organiser ces
séjours
très soigneusement et avec exactitude. La préparation et
l’accompagnement pédagogique sont nécessaires pour la
réalisation
d’un projet de ce genre. En plus il faut poursuivre ce projet et
soutenir
les contacts privés. Autrement l’échange scolaire est
presque
inutile.
7.
Résumé
Les
jumelages ont commencé avec un grand engagement et
élan.
C’était une chose nouvelle et intéressante. Les
administrations
françaises et allemandes encourageaient les rapprochement entre
les deux nations.
Mais
avec le temps l’intérêt public a diminué.
En
ce moment les hommes et les femmes politiques emploient des grands mots
sans conséquences. Les écoles et les cercles
privés
montrent des initiatives restreintes. La situation est
décourageante.
C’est
dommage et regrettable que les jumelages et les échanges soient
rétrogrades et en baisse.
En
dehors de la situation financière, les barrières
linguistiques
sont un motif d’empêchement pour tous les projets.
L’interview
avec Monsieur Claude Croo nous montre une opinion un peu
désillusionnée.
En
Allemagne on commence à apprendre des langues
étrangères
depuis peu aux écoles primaires. L’enseignement secondaire offre
aux élèves la possibilité d’étudier deux ou
plusieurs langues.
Peut-être
cela donnera-t-il des impulsions à une reprise d’activité
à propos des jumelages et des échanges.
À
mon avis il faut continuer et intensifier les projets et les efforts.
8.
Annotation
1.
un pays à qui l’on s’oppose depuis plusieurs
générations
9.
Bibliographie
Livres:
Le
Petit Larousse, Grand Format, Paris 1996
Petit
Dictionnaire Hachette, Paris, 1997
Rovan,
J., Mémoires d’un Français qui se souvient d’avoir
été
Allemand, Édition du Seuil, 1999
D’autres
sources
Amt
für Repräsentation, Rathaus Krefeld
Croo,
Claude, Dunkerque
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