| nous écrivons - wir schreiben |
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«Dès ma naissance, je savais que
j’aurais une mauvaise histoire. Ici, dès que ta mère te
porte t’es foutu.»
Ces mots reflètent les
sentiments d’une jeune génération qui se compose en
majorité des immigrants de
l’Afrique ou de l’Algérie – des gens qui sont nés en
France mais dont leurs
parents sont de l’origine étrangère.
Les jeunes souffrent des
conditions difficiles du quotidien et souvent ils transmettent les
expériences
négatives aux Français. Ils ne se sentent pas
acceptés dans leur pays de
naissance et à cause de leurs expériences
négatives ils n’ont pas l’intérêt à
s’adapter à la culture française et au mode de vie qui,
dans leurs yeux ne
ressemble pas assez à leur propre culture. Le fait d’être
une personne qui peut
se définir comme français – de naissance - mais qui en
même temps ne se sent
pas comme un « vrai » citoyen, provoque cette
désespérance qu’on peut
lire dans le témoignage en haut.
Ils créent des agressions
vers
les Français, car ils ont besoin d’un responsable pour leurs
sentiments. Alors,
pour trouver un chemin vers une propre identification une grande partie
d’eux
se met absolument contre la France et sa culture. En pensant que tout
est
mauvais et en niant leur côté français il
paraît plus facile pour eux à détester
la France et par conséquent plus facile de s’identifier comme un
Africain ou un
Algérien ou peut-être tout simplement comme
« banlieusard » ?

Cette ignorance est une des
causes qui crée des conflits entre les immigrants et le peuple
du pays d’accueil.
Le peuple français par exemple ne se montre pas toujours ouvert
envers des
étrangers, mais ce refus a ses racines souvent dans les
mauvaises expériences
d’une génération qui ne prête pas une grande
importance à l’intégration. C’est
compréhensible, mais de l’autre côté, cette
réaction n’aide pas vraiment à
améliorer cette situation qui menace de plus en plus la paix
mondiale.
Pour analyser la
déclaration du
début plus profondément, j’aimerais bien prendre un autre
exemple.
Imaginez- vous donc un jeune
homme noir. Ses parents avaient décidé d’aller en France
pour améliorer leurs
conditions de travail, pour enfin se procurer un avenir avec des
enfants sans
trop de soucis. Alors il y a 30 ans qu’ils avaient fait leurs bagages
et qu’ils
étaient arrivés dans leur pays de rêve, au coeur
d’Europe.
Tout se passe bien, ils ont
trouvé du travail, en plus les deux ont réussi à
fonder une famille avec deux
beaux fils. La question de leur origine et aussi de leur
identité est facile à répondre
pour les parents. Ils ont vécu une partie de leur vie en Afrique
et savent d’où
ils viennent, mais maintenant, avec leurs postes de travail et leurs
collègues
français ils voient une possibilité de faire absolument
partie de la société française
et ils peuvent s’identifier comme un membre d’elle.
Mais si on regarde de plus
proche la deuxième génération, les deux
garçons, on remarque qu’ils vivent sous
des conditions plus dures. Ils n’ont pas ces rêves, cette
motivation qui a poussé
leurs parents à s’établir. Le problème du
chômage pèse lourd sur eux et le
racisme gagne de plus en plus de terrain.
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